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De choses et d'autres

FBLa Charbonnière, lieu-dit le Signal.

Le point culminant de la commune d'Hostiaz dans la vallée de l'Albarine, à 1066 m d'altitude offre un point de vue superbe sur le haut Bugey mais pas uniquement. ce lieu-dit est dénommé le Signal. Il permet en effet d'apercevoir quand les conditions climatiques le permettent le Mont Blanc.

A nos pieds de ce sommet la plaine de Lavant à l'est et au sud la forêt domaniale très fournie de Jailloux. Elle était déjà présente à l'poque de Louis XI au 15e siècle. Elle fournissait les mâts des navires de la Royale de Colbert au 17e siècle.

Le panorama est représentatif du Jura méridional avec l'alignement parallèle et resseré des crêts, des monts et des vals. Le col de la Lèbe donne l'accès au Valromey et au Grand Colombier qui culmine à 1525 m d'altitude.

Les lointains offrent de beaux développements sur la chaîne des Alpes avec la pyramide sommitale du Mont Blanc.

Ce Signal est un lieu idéal pour s' y promener en venant d'Hostiaz voire de Tenay située plus bas. Une table de pique-nique est installée, permettant ainsi de faire une sympathique pose repas.


L'abri du roseau. - le 18/05/2021 @ 16:20

FBUne curiosité de la vallée du Suran.

Ce lieu situé à 20-30 minutes à peine à pied du village de Soblay et au bord su Suran ne peut pas passer inaperçu. Il vous faudra emprunter le sentier de la Bocquette. C’est l’abri du roseau, idéal pour se protéger d’une éventuelle averse subite mais aussi pour profiter d’un peu de fraîcheur avec le Suran qui le longe, lors de journées estivales.

Nous remontons le temps avec cet abri sous roche qui fit l’objet de fouilles lors de l’été de 1985. Diverses pièces ont été découvertes comme un germe de canine de cervidé perforé, des microlithes ( petites pierres taillées ou bien encore un harpon réalisé dans un fragment de bois de cerf attribué à la période Azilienne. Nous sommes ainsi au cœur de ce que l’on appelle le mésolithique. La civilisation Azilienne est une civilisation qui occupe la période intermédiaire qui voit la fin des grandes sociétés de chasseurs et le début du néolithique. Elle couvre la période post-glaciaire entre 9000 et 7000 ans avant notre ère.

Le radoucissement du climat ayant provoqué la disparition du renne, l’industrie osseuse s’appauvrit et ne connaît guère que des harpons plats taillés dans des bois de cerf. L’industrie lithique ( de la pierre) utilise préférentiellement des armatures en silex de taille microlithe ( triangles, trapèzes, qui devaient entrer dans la composition de harpons ou d’armes de jet en bois), des petites pointes ( dites aziliennes), des petits grattoirs ronds. Alors que l’Europe occidentale continue à connaître des groupes humains qui perpétuent les modes de subsistance du Paléolithique ( chasse et cueillette) s’amorcent, dans les régions du Proche-Orient, les premiers rudiments d’une civilisation Néolithique.

Ces régions du croissant fertile actuellement assez sèches, connaissent des conditions climatiques qui permettent le développement des céréales sauvages et des troupeaux d’herbivores domesticables. A noter encore que le Paléolithique moyen et supérieure du département de l’Ain donne la vision de petites communautés de chasseurs-cueilleurs. Ces hommes préhistoriques sont des itinérants vivant en alternance selon les saisons, dans des cavités ( comme c’est abri du roseau) et des sites de plein air.


Le village de Clochemerle. - le 13/02/2020 @ 11:00

vaux.jpgVaux-en-Beaujolais : un village pas comme les autres !.

Clochemerle ( de son vrai nom Vaux-en-Beaujolais), est un joli village haut perché, situé en plein coeur du vignoble du célèbre Beaujolais. Ce surnom lui vient du truculent roman éponyme de Gabriel Chevallier qui connut un succès phénoménal à sa sortie en 1934. Il fut traduit en 26 langues et vendu à plusieurs millions d'exemplaires. Il inspira de nombreuses adaptations au cinéma, au théâtre ou bien encore à la télévision.

Le roman commence en 1922 lorsque Bathélémy Piéchut, maire de Clochemerle-en-Beaujolais, décide de moderniser son village et fait construire un urinoir. L'emplacement choisi, tout près de l'église, n'est pas un hasard mais bien une provocation. Une polémique va alors éclater entre les villageois qui vont se scinder entre les les laîcs "urinophiles" et cléricaux "urinophobes". Sous couvert de l'humour et de la caricature du monde rural, Gabriel Chevallier réussit une superbe satire des travers humains, de la société et du monde de la politique, toujours très actuelle. Entre la fiction et la réalité ce village de Vaux vous permete en le visitant de vons plonger dans l'univers folklorique. a noter que ce roman est encore de nos jours édité en livre de poche.

En venant à Vaux, vous ne manquerez pas d'aller découvrir le musée Gabriel Chevallier. C'est un espace didactique à la mémoire du célèbre auteur de Clochemerle. Il rassemble 18 ouvrages dont certains sont méconnaus. Une trentaine d'esquisses réalisées par l'auteur sont dévoilées. Des documents papiers et audiovisuels sur va vie et sa relation avec Vaux-en-Beaujolais ainsi que des archives familiales complètent la visite.

Vous pourrez également découvrir des jardinières disposées un peu partout dans le village qui vous conteront quelques histoires "clochmerlines".

Celle qui sema la discorde entre les habitants est bien évidemment à ne pas manquer : la pissotière sur la place du village. Celle-ci fut créée en 2006 et représente le lien entre Clochemerle et Vaux-en-Beuajolais.

N'oubliez pas non le manège théâtral qui vous laissera vous porter par les chansons présentant les grandes figures du roman, ainsi que deux scènes mémorables.

Et puis au coeur du Beaujolais, on peut passer sous silence son vin avec le ceveau de dégustation. Crée en 1956 dans le but de promouvoir les Beaujolais Villages et le roman de Gabriel Chevallier, la Cave de Clochemerle présente des vins sélectionnées parmi un échantillonnage des viticulteurs du village. les illustrations de Paul Dufour, émule d'Albert Dubout, déroulent la truculente histoire de Clochmerle. La Cave est également le fief de la confrérie du Gosier Sec.

Côté pratique, la cave, le musée et le manège sont en accès libre et gratuit. Ouverture tous les jours y compris les jours fériés ( sauf fermeture le lundi matin, le 25 décembre et le jour de l'An). Du 1er avril au 31 octobre : 10h30-12h30 et 15-20h). De novembre à amrs, merci de consulter le site www.cavedeclochemerle.fr ou contactez le 0474032658.

Vous pourrez aussi repartir avec un souvenir du village ( livres, magnets, porte-clés, cartes postales) grâce à la boutique de vente au sein de l'office de tourisme ouvert de mai à octobre : du mercredi au dimanche de 10h30 à 13 h et de 14 h à 18h30. En mars, avril et novembre : du jeudi au dimanche de 14 h à 18 h ( 18h30 le week end). Il se situe place du petit Tertre. Contact : 0474628287


icones/story.jpgLa grande histoire du Reblochon. - le 01/02/2020 @ 10:00

reblochon2020.jpgLe fromage emblématique de la Savoie.

C’est le fromage emblématique de la Savoie. Il mérite bien quelques honneurs en retraçant son histoire. Qui est loin d’être récente. Car ses origines remonteraient au 13e siècle. A cette époque, les paysans de la vallée de Thônes doivent s’acquitter du droit d’ociège : une taxe payée aux propriétaires d’un alpage, proportionnelle à la quantité de lait de la traite quotidienne. Roublards, les producteurs pratiquent une traite incomplète afin de diminuer leur impôt !.

Après le départ du contrôleur, ils procèdent à une seconde traite dite la rebloche en patois dont ils utilisent le lait riche en crème pour fabriquer un fromage onctueux qui deviendra ainsi le Reblochon.

Les choses ne s’accélèreront qu’au 19e siècle où débute le commerce proprement dit. Différents facteurs dont le rattachement de la Savoie à la France ou l’extension des voies de communication favoriseront le développement du commerce du Reblochon, qui est commercialisé à la fin du 19e siècle dans toute la France ainsi qu’à Genève ou bien encore en Italie. En 1932, c’est le début d’une organisation collective. Le syndicat des expéditeurs de véritables Reblochons est créé. Sa principale mission sera de protéger le Reblochon du risque mortel pour l’agriculture de la vallée, d’une production étendue à toute la région.

En 1953, un premier décret reconnait le fromage sans pour autant le rattacher à une zone de production. Il faudra attendre le 7 août 1958 pour que le Reblochon reçoive une Appellation d’Origine Contrôlée. Plusieurs décrets successifs ont d’abord limité la zone d’appellation, puis mieux encadré la production et enfin précisé les conditions strictes de fabrication et d’affinage. Le Reblochon de Savoie connaîtra vite le succès, mais toujours en respectant les étapes traditionnelles de fabrication. En 1971, on crée le Syndicat Interprofessionnel du Reblochon avec pour objectifs : la défense de l’aire de délimitation telle que définie en 1958, la sauvegarde et la promotion du produit, le respect et la défense de son appellation d’origine, le développement et la commercialisation.

Les années 1980 marquent le développement important du marché du Reblochon. De nombreuses fruitières se tournent vers la production de Reblochons qui apporte une meilleure valorisation que l’Emmental. Grâce à la notoriété grandissante du reblochon, notamment liée au tourisme d’hiver, on assiste à la progression fulgurante de ses ventes. Dans les années 1990, on assiste à la généralisation de la pastille de caséine  à tous les Reblochons. Les premières pastilles de caséine ont été apportées pendant la seconde guerre mondiale afin de rationner les Reblochons. Abandonnés à l’après-guerre, elles sont réintroduites plus tard afin d’identifier les Reblochons fermiers, puis sont généralisées à tous les Reblochons au début des années 90. Elles sont utilisées aujourd’hui comme un outil de traçabilité.

En 1996, le Reblochon obtient une reconnaissance européenne de l’AOC et devient ainsi AOP Reblochon. En 2004, c’est la première présence de ce fromage à la télévision. 10 ans plus tard, c’est la reconnaissance de règles de Régulation de l’Offre officielles pour le Reblochon. C’est un dispositif collectif permettant d’optimiser la qualité des Reblochons tout au long de l’année. En 2015, on procède à la dernière révision du cahier des charges. Enfin, l’AOP Reblochon fête ses 60 ans en 2018. Avec 16 000 tonnes de production annuelle, elle est la 3ème AOP fromagère française en terme de volumes.


Une demoiselle grandeur nature. - le 14/09/2019 @ 09:12

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La demoiselle du vallon du Roubion.

Une cheminée de fée (aussi appelée selon les régions demoiselle coiffée, pyramide ou hoodoo) est une sorte de grande colonne naturelle faite de roches friables, le plus souvent sédimentaires, et dont le sommet est constitué d'une roche résistant mieux à l'érosion. Ces formes étranges (parfois phalliques), présentes un peu partout sur la planète, sont à l'origine de nombreuses croyances ou légendes. Vous pourrez en rencontrer plusieurs sur les chemins de randonnées et notamment sur le GR5 près de Névache dans les Hautes Alpes. La demoiselle du vallon du Roubion rappelle de loin les colonnes déchiquetées de cargneules mais elle est constituée de sables et graviers mal cimentés, avec des blocs de toutes tailles, anguleux ou bien arrondis, insérés sans le moindre tri ou classement. Cet aspect est caractéristiques des dépôts glaciaires accumulés dans les moraines d'un glacier aujourd'hui disparu. Ces moraines furent érodées au cours du temps mais certaines parties ont mieux résisté que d'autres, à témoin cette demoiselle coiffée que l'on dénomme également cheminée de fée. Elle est bien visible, jaillissant entre les arbres. Elle a grandi au fur et à mesure que le sol s'est abaissé autour d'elle par le jeu de l'érosion. Nous sommes ici au coeur de ce que l'on appelle le géoparc franco-italien des Alpes Cottiennes. Il illustre les différents épisodes de l'histoire géologique de la région, de la fin de l'ère primaire ( il y a plus de 300 millions d'années) à nos jours : un continent unique que l'on dénommait la Pangée, l'océan alpin naît et se développe, les plaques européenne et africaine se rapprochent, l'océan meurt; la collision des deux plaques donne naissance aux Alpes. A l'échelle des temps géologiques, cette histoire est assez récente puisque la planète Terre est née il y a 4,5 milliards d'années.


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Vauban, un grand voyageur.

Aux quatre coins de la France, il n’est pas rare que son nom résonne à nos oreilles. Il s’agit de Sébastien Le Prestre de Vauban, plus connu sous le nom de marquis de Vauban.  Qui n’a jamais vu ses célèbres fortifications dans les Alpes tout particulièrement. Il naît le 1er mai 1633 et le 15 il est baptisé à Saint-Léger de Fourcheret au cœur du Morvan dans le département de l’Yonne. Il est issu d’une famille de petite noblesse. Il est destiné à la carrière des armes. En 1651, il intègre l’armée du prince de Condé, ennemi du roi pendant la Fronde. Il est fait prisonnier en 1653 et rallie l’armée royale où il reçoit son brevet d’ingénieur ordinaire du roi. Il a 23 ans. En 1660, il épouse une petite parente âgée de 20 ans et tous les deux s’installent dans le château d’Epiry. À peine marié, il est rappelé par le service du roi pour procéder au démantèlement de la place forte  de Nancy  rendue au duc de Lorraine. En fait, par la suite il ne revit plus sa femme, que le temps de brefs séjours (en tout, pas plus de trois ans et demi soit 32 mois sur 449!). Et lorsque Jeanne d’Osnay en juin 1661 met au monde une petite fille, Charlotte, son mari est à Nancy. Il aura une seconde fille issue de ce mariage même si on lui prête une demi-douzaine d’enfants naturels parsemés le long de ses voyages. Homme d’action et bourru de travail même pendant  la maladie en 1690 , il est preneur de villes autant que fortificateur. Il expérimente dès 1673 une méthode de siège qui restera en usage durant deux siècles. Ses principes de guerre de siège :  occuper rationnellement le terrain et employer judicieusement l’artillerie, avec toujours le souci d’épargner le plus de vies humaines. Vauban passera 54 années au service du roi de France qui régna le plus longtemps, Louis XIV. A voir tout ce qu’il a réalisé partout en France dans des lieux  stratégiques, on peut le considérer comme un grand voyageur. D’ailleurs, il pouvait parcourir plus de 3000 kilomètres par an. Et l’on estime qu’il en aura effectué pas moins de 180 000 durant toute sa carrière. Vauban prend part à plus de 130 actions de guerre et 53 sièges. Il construit ou améliore pas moins de 160 places fortes (Briançon, Château-Queyras, Besançon, Toul, Grenoble, Villefranche-de-Conflent, Belle Ile en Mer…) , des citadelles ( Nice, Calais…), des forts ou châteaux ( tour Vauban à Camaret, fort de Bellegarde au col du Perthus), des redoutes. Il aménage également plusieurs ports de mer et canaux comme celui du Midi. Promu maréchal de France, il meurt le 30 mars 1707 à 74 ans à Paris d’une inflammation des poumons. Selon ses dernières volontés, il sera enterré à Bazoches  ( Yonne) dont il avait racheté le château en février 1675. Mais son cœur est aux Invalides depuis la décision de Napoléon en 1808.


Les rues originales de Berck sur Mer.

Si vous faîtes escale dans les ruelles de la ville de Berck sur Mer, hors secteur de la plage, vous tomberez dans quelques rues aux noms parfois originaux. Chacun pourra en déduire ce qu'il souhaite mais parfois certaines ont une signification particulière.

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racou.jpgDu Racou à la tour de Massane.

Le mot Racou signifie le recoin en catalan. Installé à la charnière de la côte rocheuse et de la plage de sable, c’est un des lieux les plus typiques du littoral argelésien. Au début du 20e siècle, il n’y avait là que quelques cabines de bain et des cabanes de pêcheurs en roseau construites sur le sable. Les premières maisons en dur si l’on peut dire apparaissent dans les années 30. Mais le hameau du Racou ne se développe vraiment qu’après la seconde guerre mondiale. Plus qu’un simple quartier de la commune d’Argelès, ce lieu est presque un village à part entière et a su garder son ambiance familiale. Dans les années 1960, les habitants décrètent l’indépendance du hameau. La commune libre du Racou n’a bien sûr jamais été reconnue mais cette action d’éclat a permis quelques réalisations dont l’attribution de noms catalans aux rues.

Valmy et la tour de la Massane.

Ici, le point de vue offert est unique. au nord, il est possible de suivre le doux tracé de la côte de sable qui s’étend jusqu’aux montagnes arides des Corbières. Le long du littoral, on distingue les stations d’Argelès, mais aussi de Saint Cyprien et de Canet. A l’intérieur des terres, au premier plan, le village d’Argelès s’étale autour de son centre historique dominé par un superbe clocher-tour du 14e siècle. au sud, le regard est arrêté par la barrière du massif de l’Albère, dernier maillon de la chaîne des Pyrénées qui se jette dans la Méditerranée en formant une côte accidentée à la beauté sauvage. Au-dessus d’Argelès, sur les premiers contreforts de la montagne, le château de Valmy domine la plaine.  Ce monument  atypique, entouré d’un parc somptueux et de vignes étagées en terrasses, date de la fin du 19e siècle. C’est l’œuvre d’un architecte danois, Viggo Dorf-Petersen dont les réalisations étaient très appréciées des riches familles roussillonnaises. Ce parc est ouvert à la visite du public.

Sur les plus hauts sommets de la montagne, on peut distinguer deux tours de guet : la tour de la Massane ( 793 m d’altitude) qui domine la plaine d’Argelès ; la tour de Madeloch ( 656 m) qui surplombe la côte rocheuse. Ces tours furent édifiées à la fin du 13e siècle. Elles devaient surveiller la côte et les chemins qui passaient à travers la montagne. Elles faisaient également partie d’un réseau de communication qui permettait de transmettre très vite des informations grâce à des feux allumés à leur sommet.

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hibou.jpgLa vallée de la Loue.

Si vous randonnez dans la vallée de la Loue il ne sera pas rare d’y découvrir un festival aérien. Maîtres des airs, les rapaces offrent ici un fascinant spectacle d’acrobaties aériennes. Longs vols planés ou sur place, piquées vertigineux : on a l’embarras du choix. La vallée de la Loue est leur théâtre. L’oiseau symbole est le faucon pèlerin. Capable de voler en piqué à plus de 300 km/h, il s’attaque surtout aux oiseaux. Sa présence atteste d’un milieu naturel de qualité. En France, cette espèce a échappé de peu à son extinction dans les années 70. a cette époque, le pillage des aires pour la fauconnerie et l’utilisation massive de pesticides lui furent presque fatales. De nos jours, ces effectifs sont remontés. La vallée de la Loue en abrite ainsi quelques-uns. Le hibou grand-duc, le plus imposant des hiboux, est un puissant rapace nocturne, prédateur redoutable du lièvre comme du faucon pèlerin. Il se poste fréquemment le jour dans les corniches à l’abri des regards. On peut également le trouver tranquillement posé sur un arbres au cœur d’une forêt. La nuit venue, on peut parfois entendre sa voix grave et sonore ( Hou-ôh) ou apercevoir son immense silhouette. Son principal prédateur n’est autre que l’automobiliste qui le percute la nuit sur les routes. Le circaète Jean-le Blanc est devenu un hôte de marque dans cette vallée, lui qui peut parfois être confondu avec une buse variable. Il s’agit d’un grand rapace diurne au dessous très clair qui chasse essentiellement les serpents et les lézards. La vallée de la Loue convient tout à fait à ce beau rapace. Autrefois, les falaises de Hautepierre étaient un lieu traditionnel de prélèvement de jeunes faucons qui alimentaient les luxueuses fauconneries des Ducs de Bourgogne. Les paysans descendaient dans la falaise à l’aide de cordes, sous la surveillance des gardes forestiers. Des élevages de faucons remplacent aujourd’hui cette pratique devenue illégale.


bonette.jpgLe col de la Bonette.

Si vous passez au cœur du Parc National du Mercantour, vous emprunterez peut être la route de la Bonette. Cette route est le plus court chemin entre la Côte d’Azur et les Alpes de Haute Provence, soit 150 km de Nice à Barcelonnette. Mais c’est également la plus haute route inter-vallées d’Europe qui culmine à 2802 m d’altitude. Le parcours est riche en découvertes de tous genres et la traversée du Parc National du Mercantour réserve de belles surprises grâce à son site protégé sur une superficie de 68 000 hectares où sur 600 km de sentiers balisés chacun peut se promener à loisir, profiter d’une nature intacte et observer une flore et une faune d’une richesse extrême. Depuis Nice, se succèdent des orangers, oliviers, châtaigniers et mélèzes, jusqu’aux alpages, le tout surplombé de la dentelle des cimes culminant à 3000 m d’altitude. Côté Nord, la vallée de l’Ubaye ouvre ses charmes sur Jausiers et Barcelonnettes où vous pourrez découvrir les villas des Magnans, la route permet de relier l’Italie par le col de Larche à 1500 m d’altitude, la Haute Durance par le col de Vars, et Marseille par le lac de Serre Ponçon.    Ne manquez donc pas cette découverte de la Côte d’Azur à la vallée de l’Ubaye