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Randonnée  pédestre - Nurieux - Ceyzériat (Revermont  - 09/04/2012)

(cliquez sur les photos ,  pour les agrandir ! )

5 h 45 de marche effective  -  25 km , dénivelé total : environ 900 m ; difficulté : bons marcheurs - Météo : souvent couvert (2° le matin, 10° ensuite)


 

En ce lundi de Pâques, le Club Alpin Français de Bourg que j' ai rejoint en 2010 n' a pas fait relâche et avait rendez-vous avec sa traversée Nurieux- Ceyzériat, devenue une classique du début de printemps comme l' est Paris Roubaix au cyclisme; un pèlerinage de 25 bornes bien tassées au cœur du Revermont. Alors combien cette année tenteront cette petite aventure ?. Claude, notre guide du jour, avait tablé sur une fourchette comprise entre 6 et 12 suivant sa feuille d' inscrits; au final ce sera 8 à braver les cailloux revermontois. ; l' an passé nous avions été 9. Seulement 2 d' entre nous qui avaient participé à l' édition 2010 ont remis le couvert cette année !. Le temps n' est pas aussi beau que le 16 avril 2011 mais bon, étant que bon prévisionniste météo,  je confirme que la pluie se mettra donc au vert pour ce lundi de Pâques plutôt aux tisons avec seulement 2° au départ de la gare de Ceyzériat à 8 h tapante. 40 minutes plus tard, la course démarre à Nurieux.  

On passe d' abord par le village de Mornay, puis Napt, et ensuite on grimpe un peu en direction de la chapelle des chasseurs après seulement 2 h de marche. Une première réelle pause s' impose alors qu' en contre-bas le viaduc de Bolozon pointe son nez. On l' atteint rapidement  avec une descente tout le long. Le but est d' être à mi rando à Grand Corent, étape prévue en même temps pour casser la croûte. La montée caillouteuse qui mène au village perché sur les hauteurs s' effectue dans un très bon rythme . Philippe nous annoncera que ce rythme de montée était estimé à 900 m de déniv. à l' heure !; on n' amuse donc pas la galerie !.  Cela transpire ! On essaiera de semer Nadine, la Cafiste du club de Lyon mais sans succès ! ; bon bien évidemment je plaisante sur ce coup là vous vous en doutez. Elle avouera avoir passé une super journée et l' humour reconnu de certains d' entre nous n' aura pas été en reste...

 

Les 12 coups de midi frappent au clocher de Grand Corent que nous sômmes pile poil pour le déjeuner. Le soleil peine toujours à s' imposer mais la pluie ne menace pas, ce qui est l' essentiel. Pas le temps de toute façon de faire la sieste en ce jour férié. Y a encore du pain sur la planche et des kms à faire sur la feuille de route !. On repart donc de plus belle. Nous sômmes largement en avance sur le timing alors on s' offre un peu plus loin, ce que nous n' avions pas fait l' an passé, la petite découverte touristique du coin, le tunnel de Drom à quelques encablures de notre chemin.

 
Le tunnel de Drom

Je vous ferais grâce d' une longue explication sur ce tunnel mais tout de même quelques informations méritent de savoir l' essentiel. Ce tunnel de Drom fut creusé dès 1855 mais surtout entre 1859 et 1869 par les habitants pour arrêter les inondations dans la vallée sèche de Drom - Ramasse alors que déjà en 1852 le maire de Drom se pencha sur la question de ces inondations. Il mesure 1,5 km de longueur et passe sous une montagne dans la vallée du Suran ( Rochefort). Une faille rejette de l' eau dans la seconde moitié du tunnel en direction de Rochefort et désengorge ainsi la vallée de Drom ( moins d' eau remonte en surface). Le tunnel évacue le trop plein des inondations du village avant qu' elles n' atteignent un niveau critique; un fil d' eau se constitue alors sur 2,9 km depuis la rue du canal et présente un dénivelé de 6,40 m à la première marche du tunnel. La traversée de celui-ci est à éviter bien évidemment lors des périodes de fortes pluies prolongées. On ne s' amusera pas à le traverser mais on fait les premiers mètres en son intérieur pour atteindre la vue de la roche. J' avais dans mon sac une frontale; ce fut bien vu ce jour ; je guiderais donc notre petit groupe dans la pénombre de ce tunnel.

 

Il nous faut tout de même continuer notre traversée et l' on arrive assez vite ensuite à Ramasse le bas puis le haut avec sa jolie petite église. Comme dans tous les villages traversés ce lundi, un calme plat réside et l' on verra bien plus de matous et de cleps que d' êtres humains ! , sans compter dans les prés 2 faisans et 2 chevreuils !; pour nous ce jour n' est ni à la chasse proprement dite, ni à celle des oeufs de Pâques. Pris dans les discussions, on ne fait pas de nouvelle pause et la dernière montée s' approche en direction du mont July,  la cerise sur le gateau,  qui clôturera le cumul de dénivelé du jour, autour des 900 m. Et là, on s' attendait à ce que ça lève un peu le pied ; pensez-vous !. Tout le monde  en a encore sous la pédale, euh sous le pied !. On monte tout aussi vite qu' aux premières heures, ce qui nous amènera à gagner au final près d' une heure sur le temps de la rando par rapport à 2011 ! où vous pouvez retrouver mon compte rendu dans les randos de l' an passé. On pose quelques minutes pour la postérité sur les marches de la passerelle des vendangeurs placée bien évidemment près de quelques côteaux du Revermont. Il est  à peine 15h30 que l' on rejoint la gare de Ceyzériat sous un soleil et une douceur enfin revenus.  Tout le monde fut ravi de cette grande traversée aussi sympathique en 2012 qu' en 2011 et rendez-vous bien évidemment en 2013 pour j' espère un soleil moins timide !.