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Rando Colomby de Gex (Ain  - 25/04/2011)


(cliquez sur les photos accessibles sous le texte,  pour les agrandir ! )

4h30 de marche environ  - 14 km - dénivelé : 1133 m - difficulté : moyenne

 

En ce lundi de Pâques, le temps s' annonçait clément. Direction l' extrême est du département de l' Ain pour une rando pédestre dans le pays de Gex. Depuis le secteur de Thoiry, le but de cette sortie était de monter au Colomby de Gex, un sommet qui je le rappelle fait partie du Jura français. Situé dans l' Ain, il culumine à 1689 m d' altitude comme le siginifie le panneau à son sommet. Cela en fait le 4e plus haut dommet du Jura. Situé à l' ouest de Gex et au nord ouest de Genève ( où malgré la brume on pouvait apercevoir le grand jet d' eau) il se trouve entre le col de la Faucille au nord et le crêt de la neige au sud, sommet le plus haut du massif. Cette randonnée offrait un bon petit dénivelé depuis notre point de départ : 1133 m. Le départ s' est fait à 9h30. A 12 h environ, le sommet du Colomby était atteint. Après la pause, le descente s' est faite en 2 petites heures environ. Le vent de nord était assez ressenti au sommet. du Colomby et la vue quelque peu altérée ( dommage) par les nuages sur le massuif des Alpes. La balade formait une boucle tout autour du Colomby. Le sommet fut gravi par la façade Est, à déconseiller par temps humide et en présence de neige. Au Colomby, comme le montre les photos, il subsistait quelques névés. Le départ s' est fait depuis un chemin forestier qui permettait en grande partie de contempler les belles crêtes du Jura; un chemin forestier large, long mais qui ne fatigue pas les jambes. La preuve : il nous a fallu à peine une heure pour déjà faire un dénivelé de près de 550 m. On poursuit ensuite la randonnée jusqu' au col de Branveau, col faisant la jonction entre le creux de l' envers et le creux de Branveau ( en contre-bas se trouve le refuge du même nom). Cela forme un cirque qui contraste avec le paysage  de la plaine. A ce niveau-là, la plus grosse partie du dénivelé est faite mais il reste encore à atteindre le Pas de l' Echine, qui porte bien son nom; c' est le passage le plus raide de la randonnée. A son sommet, la vallée est superbe à découvrir. Il ne restera plus que 100 m de dénivelé à accomplir pour atteindre le Colomby en longeant le plateau.

La nature du jour

Comme on en a pris souvent l' habitude dans le cadre de ces reportages photos, un petit mot côté faune et nature. Vous aurez peut être l' occasion comme ce fut notre cas de rencontrer le milan royal. C 'est un rapace même s' il est assez bien réparti dans le Jura n' est pas toujours facile à rencontrer. Sa taille varie entre 59 et 66 cm, pour une envergure de 175 à 195 cm et un poids de 800 à 1250 grammes. On estime le nombre de couples en France entre 3000 et 3800 dans les années 2000, à tout juste 2500 de nos jours Même s' il est assez présent dans un grand quart NE de notre pays ainsi que dans le massif central, ce beau rapace voit donc ses effectifs reculer fortement dans l' héxagone. Il est ainsi aujourd 'hui menacé d' extinction. Des enquêtes ont été menées à son sujet qui ont ainsi constaté son recul. Les causes sont multiples : dégrdation de son habitat, les collisions, les tirs volontaires ou bien encore les empoisonnements ( 8 depuis le début de l' année). Sous l’égide du Ministère de l’écologie, un plan de restauration de l’espèce a ainsi été instauré dès 2003. Mais il s’est avéré insuffisant pour enrayer la déperdition du rapace. On peut donc tabler de quasi exceptionnel le fait que l' on a pu en voir sur les crêtes du Jura en ce lundi de Pâques.
Côté fleurs, on pouvait découvrir pas mal de jaune sur le Colomby : outre le très présent coucou, le bouton d' or également, on pouvait admirer en plein floraison les crocus ainsi qu' un parterre important de jonquilles. Cela montre ainsi la différence de climat entre montagne et plaine car en plaine il y a bien longtemps que la floraison est finie; une floraison qu' il faut qualifier en avance sur le Colomby en raison de la disparition de la neige depuis bien longtemps; ce qui n' est pas toujours le cas pour une fin avril ( comme en 1965 ou 1976 entre autres).

Notons encore pour le 3e fois de la saison, la vision d' une petite vipère au bord d 'une route. A éviter de prendre sur sa main; au contraire de ce sympathique orvet qui au vu de ses grands grands yeux bien ouverts craignait sûrement pour sa survie ( dernière photo). C'est le seul lézard apode d'Europe. Il hiberne l'hiver. L'œil est petit et protégé par des paupières mobiles. Le tympan est caché sous des écailles. Le corps est long et lisse. La couleur de l'orvet mâle va du gris au brun, avec le ventre noir. Des bandes longitudinales courent le long du corps de la femelle, qui est plus courte que le mâle. L'orvet hiberne. On peut aussi dire qu'il hiverne. L'orvet a la faculté d'autotomie. Cette faculté lui permet, comme au lézard, de fuir la menace d'un prédateur en perdant un bout de sa queue. La nouvelle queue est plus sombre et rigide, mais surtout bien plus courte. Elle ne dépasse généralement pas 2 ou 3 cm. Une seconde autotomie n'est généralement plus possible. Leur longévité est estimée à trente ans pour une longueur de 50 cm dont 30 cm pour la queue ( la femelle étant plus petite). 

Les parties ombragées de jardins, les prairies à végétation haute, les haies et les forêts, dans lesquelles il dispose de nombreuses cachettes, sont les milieux favorables à l'orvet. On le trouve partout où les invertébrés sont nombreux ; c'est-à-dire, dans les ordures, où se trouve de la nourriture en décomposition . Il peut aussi trouver refuge sous des tôles métalliques ou des sacs en plastique où l'humidité relative est très proche de la saturation. En montagne, on le trouve fréquemment jusqu'à 1 200 m mais aussi, bien que moins souvent, jusqu'à 2 000 m.
Pendant les périodes de repos, on trouve souvent ce petit lézard sous des vieux cartons, des plastiques ou dans des galeries de rongeurs. Quelquefois, la galerie sera creusée par ses propres soins. L'hivernation se pratique également dans ce type de terrier qui peut avoir jusqu'à 70 cm de profondeur. Un terrier qui sera préalablement refermé par de la terre ou de la mousse. Il peut également passer l'hiver, dans un tas de fumier ou sous tout autre abri assurant la chaleur nécessaire. Il lui faut surtout un grand calme. Les hivernations de masse pouvant comporter jusqu'à 100 individus ne sont pas rares.