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Un refuge resté encore dans sa rusticité.

 

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Notre aventure en randonnée nous emmène cette fois-ci au refuge Jean-Frédéric Benevolo, qui se trouve à 2287 mètres d'altitude à l'alpe de Lavassey (commune de Rhêmes-Notre-Dame), dans le haut val de Rhêmes, dans les Alpes grées italiennes.
 

C’est en milieu d’après-midi que nous arrivons à ce refuge. Il est situé pour notre 3e jour, dans cette jolie vallée de Rhêmes faisant toujours partie de la région du val d’Aoste.
En ce jour d’été, il y a la grande foule au pied du refuge avec beaucoup de gens venus marcher en famille.
Les Italiens sont légion et les Français se comptent sur presque sur les mains.
 

La chose la plus frappante quand on arrive à ce refuge, c’est sa rusticité ressentie avec ses murs en grosses pierres.
Nous ne sommes pas étonnés car nous nous étions un peu renseignés au préalable mais il était difficile vu notre tour prévu de passer par un autre établissement. Il garde le cachet d’un véritable refuge de montagne digne de ce nom qui tout de même aurait bénéficié de quelques aménagements.
 

Le lieu est tout simplement pittoresque dans un environnement très agréable où les glaciers sont très proches. Si l'on souhaite passer une ,nuit au calme, c'est dans ce genre de lieu qu'il faut se rendre pour profiter du silence de la montagne.
 

La vue est l'un des points positifs de cette vallée de Rhêmes. Elle est majestueuse via cette vallée verdoyante et ses cascades tout autour.Le Benevolo peut accueillir pas moins de 100 personnes en période estivale, au moment où il est gardé. Et pourtant, de l’extérieur on ne s’en rend pas trop compte.
En dehors des périodes de gardiennage, un local d'hiver de 7 places est disponible. Il est équipé de couvertures, n'a pas de gaz ni de chauffage.

 

Côté intérieur, la première chose à faire est de quitter ses grosses chaussures de randonnée. Une terrasse se trouve juste devant l'entrée. On entre ensuite dans la salle de restauration avec le coin bar tout proche où un sympathique accueil de 2 jeunes filles parlant en langue française comme c’est légion dans toute cette région du Val d’Aoste nous est offert.
 

Pour nous remettre de nos efforts, nous prendrons une fraiche consommation ( les prix sont corrects comme un sirop ou thé vendus à 2,50 euros environ) avant de monter nos sacs car toutes les chambrées se trouvent un premier étage. Pas de grande salle où nous trouverions un dortoir de plusieurs dizaines de lits mais des chambres de 6 lits. Et on en trouve même au-dessus de nos têtes dans le couloir !.
 

Nous aurons pour notre groupe et vu que le refuge n'était pas plein 2 chambres. Pas de lits à double hauteur mais à triple hauteur !; pas forcément facile de grimper au pigeonnier !. La première fois que je vois cela !.
 

'''L'espace est des plus restreints et caser nos gros sacs à dos n'est pas chose aisée. Les lits pas larges ont une ossature qui favorisent facilement la bascule des matelas souvent souillés donc prudence !. Certains oreillers possèdent une taie mais c'est loin d'être légion. '''
 

Chaque lit offre bien sûr une couverture plutôt épaisse. Cela ne sent pas le frais si je puis dire et cela aurait besoin d'un bon coup de peinture. Les parre-terre sont tout de même propres. Comme il se doit, ne pas oublier d'avoir son sac à viande avec soi par mesure d'hygiène.
Le bois est légion dans les couloirs comme le montre nos clichés.
 

C'est un peu dommage que les piaules ici ne ferment pas à clé. Donc par prudence ne rien laisser de trop précieux pendant son absence comme le téléphone portable ( on précisera qu'ici n'espérez pas trouver de réseau).

On sait très bien que dans les refuges on ne s'attend pas à un hôtel quatre étoiles mais avec les prestations des autres environnants, c'est un ton en-dessous ici.

Au fil du temps les refuges français comme italiens sont modernisés et c'est tant mieux pour faire face à une clientèle de plus en plus familiale comme on l'a constaté dans notre quatrième jour.

 

Là où le bât blesse le plus ici, ce sont les sanitaires !. Imaginez 100 personnes qui logeront alors qu'il n'y a que 3 sanitaires qui d'ailleurs ne ferment pas à clé pour 2 d'entre eux. Ils sont dans des sortes d'algeco et à l'extérieur. Les nuits étant en plus fraiches en montagne, il faudra éviter d'avoir une envie pressante !.
 

Je ne vous dis pas la queue qu'il y avait en fin de journée entre les gens qui étaient montés juste pour la journée et les randonneurs qui souhaitaient faire un brin de toilettes .

Il fallait prendre patience surtout pour bénéficier d'une douche glaciale !.
2 sanitaires sont complétés de 2 petits lavabos pour faire une petite toilette. Le 3e WC accolé comprend un lavabo également et la douche. Il est un peu plus spacieux.

Beaucoup d'entre nous feront l'impasse d'aller se doucher. Nous n'en mourrons pas et l'on ne peut pas avoir le confort de chez soi bien évidemment.
 

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LE REPAS


 

Après tout cela, l'heure du repas sonne dans cette salle de restauration. Nous serons environ une trentaine à souper. Il n'y aura qu'un seul service. Notre table portera le nom de notre groupe. Les autres auront aussi leur petite étiquette. Il est près de 19h30.
 

Ce repas ne nous laissera pas un souvenir intarissable. Il sera plutôt décevant; je dirais plutôt le mot pauvre.
On commence comme c'est souvent la tradition en refuge par une petite soupe. Je devrais plutôt dire un potage voire le bouillon de 11 h tant il est plutôt léger, agrémenté de quelques petits légumes comme des flageolets, pommes de terre, carottes.
 

Cette fois-ci, ce sont 2 jeunes hommes qui nous servent. Là encore, ils sont souriants et parlent bien le français. On nous proposera d'en reprendre. Comme la faim est plus forte que la qualité du potage, on saute le pas d'être resservi.
 

Place ensuite au plat principal. Une fois de plus,l' une de notre groupe craignait de devoir manger à nouveau de la polenta !. Et il y en avait encore au programme. Elle est arrivée à négocier et très gentiment ils lui ont fait des pâtes. Pour tous les autres ce sera donc la polenta que nous trouverons trop fade, sans saveurs. Elle ne fut pas bien préparée.

Elle sera accompagnée d'une sorte de boeuf bourguignon , plutôt gras et sans saveur qui n'a emballé personne. Cela sentait vraiment le boîtage à plein nez !. Personne n'en reprit, c'est tout dire !.
 

Le dessert prendra le relais. Là encore ce ne fut pas folichon avec une coupelle de salade de fruit agrémentée sur le dessus d'une sorte de biscuit très léger.

Au final, le refuge du Prariond que je vous avais présenté et que j'avais trouvé moyen il y a quelques temps était finalement bien mieux à titre de comparaison que ce Benevolo.

Après une nuit très calme, c'est l'heure du réveil. Il a faiblement gelé et le seul courage que nous aurons à nous diriger aux sanitaires sera bref.

 

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LE PETIT DEJEUNER


 

On espérait donc avoir un petit déjeuner qui soit meilleur que le repas. Certes, sans être exceptionnel, ce fut acceptable avec ce que l'on peut retrouver de basique dans bon nombre de refuges de montagne.
 

Nous avions eu droit aux boissons à volonté disposées comme dans certaines chaines hôtelières. On pouvait se servir comme on le désirait en chocolat, café, lait ou bien encore en eau chaude pour le thé.
Pour ce dernier, il y avait le choix des saveurs.
 

Sinon, on avait droit à du pain type campagne, assez tendre et qui paraissait tout à fait frais; en tout cas pas sec du tout. On aurait aimé y trouver aussi des biscottes ou de la brioche comme c'est parfois le cas. A cela s'ajoutait également du beurre que l'on nous avait disposé en tablettes.
 

Nous avions droit aussi à des petites barquettes de miel mais aussi de confitures à la fraise ou bien encore à l'orange. Et là encore le nombre par personne n'était pas restreint. Là cela fait penser à ce que l'on peut proposer dans les classiques hôtels comme Formule 1.

On a pu redemander du pain pré-découpé comme on le souhaitait. Les boisons étaient bonnes.

Pour ma part, j'avais opté pour le café, ni trop fort ni trop léger. Dans l'ensemble, personne de notre groupe ne s'est plaint de ce petit déjeuner.
 

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LES TARIFS

 

C'est ainsi que se clôture ce troisième volet de ma semaine entre Savoie et val d'Aoste. Terminons bien évidemment par dire quelques mots sur les tarifs et le rapport qualité-prix.
 

Pour notre part, la demi-pension nous est revenue à 45,20 euros par personne. Cela reste je trouve raisonnable et dans ce qui se pratique fréquemment dans les refuges.
 

Mais tout de même, au vu des prestations générales qui étaient offertes, un tarif plus proche des 40 euros surtout si l'on compare au refuge du Prariond lors de notre première étape aurait été plus judicieux avec un repas que l'on a trouvé trop moyen et ces sanitaires placés à l'extérieur.
 

 

 


 




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